Développement durable
- Vers une consommation responsable
- Concilier progrès, développement économique et protection de l’environnement.
- Nam Theun: l'hydroélectricité au service de la population
- Faire une place de choix aux énergies non émettrices de Co2
- Pourquoi les centrales nucléaires n'émettent-elles pas de Co2 ?
- Des villes qui aiment la nature
Vers une consommation responsable
Réchauffement du climat, tensions géopolitiques…
Aujourd’hui, impossible de l’ignorer : notre mode de vie a des
répercussions sur le monde qui nous entoure. La solution pour protéger
la planète? Opter pour une consommation responsable.
Le pétrole, le gaz naturel et le charbon ne sont pas inépuisables. Leur
impact sur le climat et sur la stabilité de la planète ne fait plus de
doute. Que faire, alors ? Laisser la Terre se réchauffer ? Ne pas se
préoccuper de la planète pour les générations futures? Certainement pas…
Concilier notre aspiration au progrès et la nécessité de préserver notre
environnement est possible. C’est le pari que font les tenants d’une
solution apparue au fil de décennies de réflexion sur les liens entre
économie, écologie et société.
Son nom? Le développement durable. Défini comme un développement “qui
répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des
générations du futur à répondre aux leurs”, il se décline dans les
domaines de l’économie, du sociétal et de l’environnement. Et introduit
l’idée d’une solidarité entre les individus et entre les générations.
Concilier progrès, développement économique et protection de l’environnement.
Une dynamique internationale pour lutter contre le réchauffement climatique.
Concrètement, ce concept aboutit en 1992, lors de la
conférence de Rio, à l’adoption par un grand nombre d’États d’une
convention cadre sur les changements climatiques et à la rédaction d’un
Agenda 21, véritable programme d’action pour la mise en œuvre d’un
développement durable au XXIe siècle. En 1997, une nouvelle étape a été
franchie avec l’adoption du Protocole de Kyoto , qui est entré en
vigueur en 2005 lorsque suffisamment de pays industrialisés l’ont
ratifié, acceptant alors une démarche contraignante de maîtrise de leurs
émissions de gaz à effet de serre. L’Union européenne
s’est ainsi engagée à réduire de 8%, d’ici à 2012, ses émissions
des six principaux gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990.
Une bourse du carbone
On peut échanger des droits d’émettre du CO2 contre
monnaie sonnante et trébuchante! Afin de
répondre aux objectifs du Protocole de Kyoto, des “marchés du
carbone”, comme celui mis en place en Europe début 2005, ont vu le jour.
Objectif : réguler au mieux les émissions de CO2 des industries. Les
entreprises se voient allouer des quotas d’émissions. Celles qui ont
dépassé le seuil peuvent ensuite se mettre en règle en rachetant à
d’autres acteurs plus vertueux leurs droits non utilisés.
Ainsi, l’objectif global, également défini au niveau de chaque État, est
respecté.
Nam Theun: l'hydroélectricité au service de la population
Durabilité : c’est le
maître mot de Nam Theun 2. Ce projet hydroélectrique de grande ampleur
pour le développement énergétique du Laos et de la Thaïlande est situé
sur un affluent du Mékong. EDF, premier investisseur, a choisi de placer
sous le signe du développement durable cette installation d’une
puissance de 1070 MW, dont la mise en exploitation est prévue fin 2009.
Le choix de l’hydroélectricité permettra d’utiliser une ressource
inépuisable et “gratuite”, qui a l’avantage de ne pas émettre de gaz à
effet de serre. Par ailleurs, les impacts sociaux et environnementaux du
projet ont été soigneusement évalués : un programme de développement
économique, sanitaire et agricole des populations voisines est mis en
place et le projet intègre des
aménagements permettant de limiter les risques d’érosion et de
dégradation de la qualité des eaux. Un vrai projet de développement
durable pour une population en dessous du seuil de pauvreté!
Faire une place de choix aux énergies non émettrices de Co2
La dynamique du développement durable peut être épaulée par des
évolutions technologiques, avec la mise au point de systèmes plus
efficaces et bien moins gourmands en énergie. Consommer moins en vivant
mieux, voilà le mot d’ordre !
Consommer moins en vivant mieux
Autre défi : l’impératif environnemental nécessite le développement
d’énergies non émettrices de CO2. Autrement dit, celui des énergies
renouvelables (en particulier l’hydraulique) et le nucléaire. Les
premières, dont les coûts de revient sont encore beaucoup plus élevés
que le nucléaire, sont soutenues par les politiques publiques. Le
conseil européen a d’ailleurs décidé, en mars 2007, que la consommation
énergétique totale de l’Union européenne en 2020 devrait s’appuyer sur
elles à hauteur de 20 %. Une bonne nouvelle pour la planète !

Pourquoi les centrales nucléaires n'émettent-elles pas de Co2 ?
La production d’électricité à partir de l’énergie nucléaire n’utilise
pas de combustion de carbone. Elle passe en effet par trois grandes
étapes.
1 - Produire de l’énergie : la centrale transforme la chaleur, issue
d’une réaction nucléaire, en vapeur d’eau. Dans le cœur du réacteur,
l’uranium est le siège de réactions de fission qui produisent de la
chaleur. L’eau sous pression de la cuve du réacteur récupère cette
chaleur, qui passe dans un circuit fermé pour atteindre le générateur de
vapeur.
2 - Obtenir de l’énergie électrique : la vapeur obtenue fait tourner une
turbine, qui actionne un alternateur. Ce dernier produit de
l’électricité.
3 - Refroidir : l’eau qui s’est échauffée pénètre dans la tour
aéroréfrigérante et se refroidit au contact d’un air ascendant. Au
final, le panache qui s’échappe des cheminées n’est que… de la vapeur
d’eau de la rivière!
Des villes qui aiment la nature
À Beddington, près de Londres, le projet immobilier BedZED a intégré les
impératifs du développement durable. Résultat : un quartier exemplaire
en termes de respect de l’environnement, mais aussi de qualité de vie.
Maisons parfaitement isolées, appareils électroménagers économes en
énergie, dispositifs de récupération des eaux de pluie, chaudières à
bois et bornes de recharges pour les voitures électriques : BedZED
préfigure peut-être la ville du futur!





