Emission de Co2
- Co2 ennemi n°1 de notre planète
- Quand l'effet de serre augmente, les températures aussi...
- Emissions de Co2 : une prise de conscience mondiale
- Réchauffement climatique: comment l'expliquer aux enfants?
- L'ONU de l'environnement?
- Emissions de Co2, le rôle de chaque secteur
- Importante dérive des secteurs "transports" et "Bâtiments"
- Des émissions bien contrôlées pour l'industrie et l'énergie
- L'agriculture: en forte baisse
- L'action en faveur du climat: qui fait quoi?
- La ville de l'avenir
- Transports
Co2, ennemi de notre planète
Depuis la découverte du feu, l’énergie assure le développement de
l’humanité. Mais l’utilisation des énergies fossiles, depuis le début de
l’ère industrielle, menace l’équilibre climatique de la planète. Non
sans conséquences…
L’énergie, c’est la vie ! Incontournable dans l’industrie, les
transports et l’habitat, elle réchauffe notre nourriture, nous éclaire,
nous permet de produire et de travailler. Mieux encore, elle améliore
nos conditions de vie. Dès les débuts de son histoire, l’Homme a subvenu
à ses nombreux besoins par une maîtrise croissante de l’énergie. Les
énergies issues de l’exploitation du sous-sol lui deviennent rapidement
indispensables. À commencer, au XVIIIe siècle, par le charbon, qui
jouera un rôle capital dans le lancement de la révolution industrielle.
Au siècle suivant, c’est l’exploitation du pétrole qui révolutionne à
son tour la vie quotidienne.
Le gaz naturel, puis l’uranium pour produire l’énergie nucléaire,
marquent quant à eux le XXe siècle. Peu à peu, l’éclairage se
généralise, les moyens de transport se diversifient, la production
industrielle s’accroît. En un mot, l’énergie devient synonyme de
bien-être, de confort.
La concentration excessive de CO2 modifie l’atmosphère. Revers de
la médaille, l’exploitation des énergies fossiles (charbon, pétrole et
gaz naturel) provoque l’émission de gaz à effet de serre (voir encadré).
Et plus particulièrement de dioxyde de carbone
(CO2). La raison ? Par leur nature même, ces ressources sont
riches en carbone (C). Lors de leur combustion, en présence d’oxygène
(O2), les énergies fossiles libèrent ce carbone sous forme de CO2.
L’atmosphère terrestre s’en trouve chamboulée.
Du jamais vu en 650.000 ans !
L’irruption de CO2 due aux activités humaines est à la fois massive
et subite : en l’espace de
trois siècles,
l’humanité est en
train d’émettre dans l’atmosphère
le carbone emmagasiné dans
le sous-sol de
La concentration de CO2 a
augmenté de 35% depuis 1750. Du jamais vu en… 650000 ans!
Conséquence: la concentration excessive de CO2, présent naturellement
dans l’atmosphère en faibles quantités,
modifie l’équilibre naturel de la
composition chimique de l’atmosphère. Et
le climat se
réchauffe…
Quand l'effet de serre augmente, les températures aussi...
Le principe
L’écran qui retient la chaleur se densifie.
Celle-ci est prise au piège. Du coup, le thermomètre s’emballe…
L’effet de serre
est absolument indispensable à la vie sur Terre.
En effet, la planète reçoit l’essentiel de son énergie des rayonnements
solaires. Une part de cette énergie est directement absorbée. Une autre,
réfléchie par la surface terrestre,
est renvoyée sous la forme d’un
rayonnement infrarouge vers l’espace.
Grâce aux gaz à
effet de serre présents naturellement dans l’atmosphère
(principalement la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone et le méthane),
la chaleur du soleil est partiellement retenue et contribue à
maintenir une température
moyenne de
Mais du fait des
activités humaines,
les concentrations de dioxyde
de carbone (combustion des énergies fossiles) et de méthane
(élevage des ruminants, rizières, etc.)
ne cessent d’augmenter.
En
cause :
la consommation d’énergie, mais aussi la
déforestation et l’agriculture. Et la durée de vie de ces gaz
dans l’atmosphère est très longue, contrairement à celle de la vapeur
d’eau.
Emissions de Co2 : une prise de conscience mondiale
La priorité est de stabiliser, puis de réduire au plus vite les
émissions.
Les scénarios catastrophe ne sont pas de mise ! La communauté
internationale s’est mobilisée pour
trouver
et mettre en œuvre des solutions. La marche à suivre ? Réduire au plus
vite les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle du globe. C’est
pour établir concrètement de premiers objectifs que le Protocole de
Kyoto a été négocié en 1997 et que les échanges internationaux se
multiplient sur le sujet.
Les signataires du Protocole, dont tous les États membres de
l’Union européenne (UE), s’engagent à une réduction de leurs émissions
de CO2 et autres gaz à effet de serre.
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Le protocole de
Kyoto est entré en vigueur le 16 février 2005, plus de sept ans après
son adoption. Entre 2008 et 2012, les 37 pays les plus industrialisés
qui y ont adhéré doivent collectivement réduire leurs émissions de gaz à
effet de serre (GES) de 5 % par rapport à leurs émissions de 1990. La
contribution du Canada a été fixée à 6 % d'ici 2010.
C'est la ratification du protocole par
Parmi les signataires du protocole, seuls
l'Australie,
Il existe déjà des disparités importantes entre les pays
adhérents quant à l'atteinte de leurs objectifs de réduction de GES.
Ainsi, entre 1999 et 2001, les 15 pays de l'Union européenne ont réduit
leurs émissions annuelles de GES par rapport au niveau de 1990, alors
que celles du Canada sont aujourd'hui 20 % plus élevées qu'en 1990.
Malgré les efforts importants que doivent consentir les nations
industrialisées, de nombreux scientifiques considèrent que le protocole
de Kyoto est nettement insuffisant pour ralentir le réchauffement du
climat.
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Objectif : une réduction globale de 5,5 % d’ici à 2012 (et même
de 8% pour l’UE, qui veut être leader dans cet effort) par
rapport à 1990. Une manière de relever le double défi du XXIe
siècle : celui d’assurer le développement de 9 milliards de
Terriens, tout en garantissant la qualité de leur environnement.
Il reste cependant à trouver les conditions d’un futur accord
international entre tous les pays pour l’après-2012. Afin de
relever le défi qui est devant nous, tous les pays devront
s’engager. |
Réchauffement climatique: comment l'expliquer aux enfants?
Pour sensibiliser vos enfants à l’impact de l’Homme sur
l’environnement, partez d’un exemple tiré de leur vie quotidienne.
Expliquez-leur que chaque activité humaine, comme la fabrication de
jouets ou de papier pour les cahiers, a des répercussions sur la
planète. Vous pouvez leur dire que les gaz des pots d’échappement et les
fumées des usines font grimper la température. Et souligner que
certaines centrales qui produisent l’électricité à partir de charbon ou
d’hydrocarbures contribuent, elles aussi, à ce réchauffement. D’où
l’importance de ne pas gaspiller : même un enfant peut apprendre à
éteindre la lumière de sa chambre, économiser le papier et manger des
fruits de saison.
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L'ONU de l'environnement?
Transformer l’actuel
programme des Nations unies pour l’environnement “en une véritable
organisation internationale à vocation universelle”, c’est le souhait
exprimé par l’Appel de Paris lors de
février 2007. Quel
rôle pour cette ONU de l’environnement? Évaluer les dommages écologiques
et promouvoir les activités respectueuses de l’environnement. Une
initiative mondiale qui doit encore convaincre quelques pays sceptiques…
Emissions de Co2, le rôle de chaque secteur

Les gaz à effet de serre émis par les activités humaines sont bien la cause du réchauffement climatique. Les émissions de CO2 représentent environ 70% de ces gaz. En France, le volume de ces émissions reste relativement stable, mais la contribution des différents secteurs d’activité est très variable. Revue de détail.
Importante dérive des secteurs "transports" et "Bâtiments"
Le secteur des transports, qui représente 21 % des émissions de
gaz à effet de serre, connaît le plus fort dérapage entre 1990 et 2004
avec une augmentation de 23 %. En cause : les transports routiers,
essentiellement. Et la progression continue du trafic routier rend
d’autant plus inquiétante la situation.
Sans oublier le rôle des avions, de plus en plus pointés du
doigt, malgré la part encore faible de leurs émissions. Outre le CO2, le
secteur des transports est également la cause d’émissions d’oxydes
nitreux et de HFC, utilisés pour la climatisation.
Les bâtiments, qu’ils soient résidentiels ou tertiaires, sont à
l’origine de 20 % des émissions de gaz à effet de serre en France. La
part de ce secteur a par ailleurs enregistré une forte croissance de 14%
entre 1990 et 2004. Les émissions liées aux bâtiments proviennent non
pas tant de leur construction que de leur utilisation, notamment pour le
chauffage, la production d’eau chaude, la climatisation. Les besoins
quotidiens en énergie pour l’habitat et les bureaux sont énormes. Depuis
2002, leur part dans les émissions de CO2 tend malgré tout à la
stabilisation.
Des émissions bien contrôlées pour l'industrie et l'énergie
Depuis 1990, le secteur industriel a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de 21%. Pour autant, le rôle des industriels reste primordial dans la mise au point de procédés qui permettront de limiter encore les émissions de CO2.
Avec 10 % des émissions, le secteur de la production d’énergie
est celui qui émet en France le moins de gaz à effet de serre. Tout
d’abord, avec moins de 10 % des émissions de CO2, le secteur électrique
émet beaucoup moins en France que dans les grands pays développés, grâce
au nucléaire et à l’hydraulique. Ensuite, grâce à la modernisation de
leurs procédés
et à l’introduction de techniques propres
(chauffage par induction, “aciéries électriques”, etc.), les industriels
ont fait des progrès importants. Avec une production d’électricité six
fois moins émettrice de CO2 que la moyenne européenne,
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L'agriculture: en forte baisse
L’agriculture occupe certes la première place avec 28 % des
émissions de gaz à effet de serre, notamment du fait des machines
agricoles qui y jouent un rôle non négligeable, sans oublier les
émissions de méthane produit par les ruminants. Toutefois, ces émissions
enregistrent une forte baisse, évaluée à 9% entre 1990 et 2004.

6,3 tonnes : c’est
la quantité de CO2 émise en moyenne, chaque année, par un Français au
travers de toutes ses consommations énergétiques. Un chiffre peu élevé
grâce au choix du nucléaire. Les émissions de carbone s’élèvent en
moyenne à 8,5 t par habitant en Europe, à 10,1 t en Allemagne et à 19,7
t aux États-Unis.
L'action en faveur du climat: qui fait quoi?
Émise à Paris ou à
Shanghai, chaque tonne de CO2 produite contribue de la même façon au
réchauffement climatique. Des engagements internationaux aux initiatives
individuelles, l’action de chacun compte!
Dorénavant, chacun reconnaît que les comportements au quotidien
doivent être modifiés. Et pour que l’acte individuel ne s’apparente pas
à une goutte d’eau dans l’océan, l’ensemble des acteurs de la société
doit s’impliquer. Chacun à sa manière, mais tous avec le même objectif :
limiter les émissions de CO2 et protéger la planète. Le Plan climat
propose à ce titre un inventaire des actions possibles dans tous les
domaines et pour tous les acteurs de la société.
L’ensemble des acteurs de la société doit s’impliquer.
Etat et industrie en première ligne
L’État, d’abord,
qui fixe les grandes lignes de la politique énergétique. Prenant en
compte des initiatives internationales et européennes, ainsi que ses
propres ambitions, des objectifs nationaux très précis ont été définis
par la loi de programme du 13 juillet 2005.
Parmi les
principales orientations: une division par quatre des émissions de CO2
d’ici à 2050, et une production de 10 % des besoins énergétiques à
partir d’énergies renouvelables d’ici à 2010.
Pour mettre en
œuvre ces objectifs, deux principaux dispositifs sont mis en place à
l’échelle du pays.
Le Plan national
d’affectation des quotas d’émissions de CO2 (PNAQ), établi en
application d’une directive européenne, s’adresse aux entreprises. Un
système de quotas d’émissions de CO2 échangeables et négociables incite
les aciéries, centrales thermiques, papeteries et autres industries à
limiter leurs rejets de gaz à effet de serre. Mais ce PNAQ ne concerne
au final que 27 % des émissions de CO2 françaises. C’est dire combien
l’effort de réduction doit être élargi.
Les collectivités locales et les citoyens se mobilisent
Pour les
collectivités locales, c’est surtout l’Agenda 21 (programme d’actions
pour le XXIe siècle) qui incite aux initiatives favorables à la
préservation de l’environnement. Dans le cadre de cette dynamique
mondiale, les collectivités territoriales sont invitées à mettre en
place des “agendas
Citoyens, élus et dirigeants d’entreprise : autant de maillons
d’une chaîne de coopération qui chaque jour se consolide davantage.
Aménagement du territoire et énergie: un lien étroit
À quoi doit ressembler la ville de demain? Quelle place pour les
transports?
La maison est-elle plus respectueuse de l’environnement que l’immeuble?
Parler de l’énergie de demain, c’est également poser la question de
l’aménagement du territoire.
La ville de l'avenir
Premier élément à retenir : un habitat concentré représente un
point positif pour l’environnement.
Car il permet de développer l’usage des transports en commun
auprès du plus grand nombre et limite ainsi le recours aux voitures
individuelles. Les constructions dites “verticales” (immeubles, tours,
etc.) sont également intéressantes. Souvent jugées négativement en
France, elles proposent pourtant une occupation des sols réduite
(laissant ainsi place aux aménagements d’espaces verts) et vont dans le
sens d’un regroupement de l’habitat. Bien aménagée et organisée, la
ville a donc de l’avenir !
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Le défi de la maison individuelle
Cela veut-il dire que la maison individuelle, le rêve de
nombreuses familles, ne doit pas se développer par respect pour
l’environnement?
Pas du tout ! Ce type de résidence devra surtout intégrer des
équipements et des aménagements adéquats afin de maîtriser la
consommation d’énergie et les émissions de CO2 (lire notre chapitre III,
“Ma maison”). L’avenir de la maison passe par cette évolution
pour concilier protection de l’environnement et qualité de vie.
Transports
Automobile: une étiquette à regarder le près
Acheter sa voiture est aussi une occasion de s’interroger sur
l’environnement. Une étiquette énergie indique pour chaque véhicule ses
émissions de CO2. Un moyen simple d’agir!
Plus de trains: moins de Co2
Pour le transport des citoyens et des
marchandises, le train a de sérieux atouts. Son principal avantage :
pour un même trajet, il émet beaucoup moins de CO2 que la voiture et
l’avion. Un exemple? Pour une personne qui effectue un trajet
Paris-Toulouse, l’avion émet entre 100 et
180kg de CO2, la voiture 90kg et le train
seulement…
















