Impact des énergies fossiles
- L’effet de serre
- La pollution atmosphérique
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Les pluies acides
- Les marées noires
-
Dégagement de méthane
Il
s’agit du charbon, du gaz et du pétrole qui se sont constitués il y a
plusieurs centaines de millions d’années par l’accumulation et la
décomposition de matières organiques d’origine végétale. Il s’agit donc
de dérivés de carbone. Et c’est bien là le problème : en se consumant,
elles dégagent du dioxyde de carbone (Co2) qui est un gaz
favorisant l’effet de serre.
L’effet de serre
Le
soleil envoie sur Terre une très grande quantité d’énergie.
La
température moyenne de la surface terrestre est actuellement de 15°. Si
l’atmosphère était totalement transparente aux radiations infrarouges
calorifiques, cette valeur serait de -
Le
phénomène dit de l’effet de serre résulte d’une augmentation
considérable de ces gaz. Si les tendances actuelles se poursuivent, nous
pourrions arriver à une augmentation de la température moyenne de 3° en
2040. Cela peut paraître insignifiant, voire agréable mais cela aurait
des conséquences très graves : les océans augmenteraient de volume,
inondant toutes les plaines côtières où vivent actuellement plus d’un
milliard d’hommes. Les déplacements de populations provoqueraient
incontestablement des conflits. Le régime des précipitations serait
bouleversé causant une " aridification " des latitudes moyennes de
l’hémisphère Nord... les plus favorables à la croissance des céréales
d’où un manque de nourriture. Mais surtout, la vitesse à laquelle aurait
lieu ces changements empêcherait une adaptation des végétaux.
Ce danger suffit pour admettre qu’il serait suicidaire de
continuer dans cette voie. Mais analysons les autres problèmes qui ne
sont pas négligeables.
La pollution atmosphérique
Ce
sont essentiellement le pétrole et le charbon qui sont en cause : leur
combustion dégage des oxydes d’azote, de soufre et de carbone ainsi que
des hydrocarbures mal brûlés, du plomb, des suies, des minéraux
lourds... Quand on sait que le monde consomme actuellement 65 millions
de barils de pétrole par jour (essentiellement sous forme de combustible
pour les transports) ainsi que 35 milliards de tonnes de charbon, on
peut être inquiet pour notre santé.
Ce
sont surtout les citadins qui courent les plus grands risques car la
pollution touche essentiellement les grandes villes. En effet, lors de
situations climatiques défavorables (anticyclones), la pollution générée
par le chauffage et les transports ne s’évacue pas, provocant les pics
de pollution dont on parle tant chaque été à Paris. Résultat : cela
affecte les personnes qui présentent un terrain favorable surtout au
niveau respiratoire (bronchite, asthme...).
Cette pollution attaque aussi la pierre, détruisant des monuments historiques (Parthénon d’Athènes, Obélisque de Paris...).
Les pluies acides
Lorsque les oxydes de soufre et d’azote se combinent avec l’eau
atmosphérique, des acides se forment (sulfuriques, nitriques...).
Ceux-ci sont à l’origine des pluies acides, lesquelles sont responsables
de la mort de millions d’hectares de forêts (allemandes, scandinaves,
polonaises), de l’acidification de nombreux lacs... Il importe d’avoir
une règlementation internationale sur le sujet car les pluies ne
connaissent pas les frontières administratives et frappent parfois des
pays qui sont précurseurs en matière d’écologie.
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Les marées noires
Mais la production et les transports du pétrole sont responsables de très nombreuses pollutions : on ne compte plus les marées noires provoquées par les échouages d’immenses pétroliers. Sans parler des dégazages de cale de navires qui rejetteraient près d’un million de tonnes d’hydrocarbures gazeux chaque année.
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Les plus importantes marées noires
|
Année |
Nom |
Lieu |
Tonnage |
|
1967 |
Torrey Canyon |
Angleterre |
120 000 t |
|
1968 |
World Glory |
Afrique du Sud |
45 000 t |
|
1970 |
Othello |
mer Baltique |
60 000 t |
|
1970 |
Polycommander |
Espagne |
13 000 t |
|
1971 |
Texaco Oklahoma |
Etats-Unis |
30 000 t |
|
1972 |
Sea star |
Golfe D'Oman |
115 000 t |
|
1972 |
Texanitol Oswego Guardian |
Afrique du Sud |
100 000 t |
|
1972 |
Trader |
Grèce |
35 000 t |
|
1974 |
Metula |
Chili |
50 000 t |
|
1975 |
Jakob Maersk |
Portugal |
84 000 t |
|
1976 |
Urquiola |
Espagne |
100 000 t |
|
1979 |
Gino/Team Castor |
France |
32 000 t |
|
1979 |
Ixtoc-1 |
Mexique |
500 à 1 000 000 t |
|
1983 |
Puits off shore |
Iran |
500 000 t |
|
1983 |
Castillo-de-Bellver |
Afrique du Sud |
255 000 t |
|
1989 |
Exxon-Valdez |
Etats-Unis |
35 à 45 000 t |
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1990 |
Kharg-S |
Espagne (Canaris) |
40 à 70 000 t |
|
1991 |
Koweit |
Koweit |
125 à 500 000 t |
Récemment, ce sont les terres de Sibérie qui ont été victimes d’une
énorme pollution terrestre due à des installations d’oléoducs en état de
délabrement avancé. De 8 à 10 % du pétrole brut s’échappait de
l’oléoduc. En août 94, alors que les autorités locales leur signalent 29
trous apparus dans l’oléoduc, les sociétés pétrolières ont refusé
d’arrêter les pompages. Résultat : l’accident est arrivé quelques mois
plus tard déversant de 500 000 à 1 500 000 barils sur ces terres
vierges.
Dégagement de méthane
Si le gaz, lui ne dégage pas
de soufre, en revanche son extraction (ainsi que celle du charbon)
dégage beaucoup de méthane lequel a un potentiel de réchauffement 30
fois supérieur au Co2.
Pour information, il faut
savoir qu’ il existe une énergie fossile non encore exploitée car à
peine découverte. Il s’agit de gisements d’hydrate de méthane. Ce
minerai contient d’énormes quantités de gaz emprisonnés dans des
cristaux. Les études qui ont essayé d’évaluer leur volume sont encore
approximatives mais impressionnantes : quelques 10 000 milliards de
tonnes ! Mais beaucoup de questions restent posées : des questions
scientifiques tournées vers une éventuelle exploitation car il est
actuellement moins cher d’exploiter les gisements de gaz (trop grande
profondeur). Mais c’est plus le rôle que cela jouerait dans les
changements climatiques.
Non décidément, il faut
nous passer de ces énergies si l’on veut un avenir durable pour nos
enfants.
Cela ne signifie pas pour autant un retour à l’âge de pierre mais
bien un bond en avant pour une utilisation massive des énergies
naturelles à savoir l’eau, le vent, la terre, la végétation et le
soleil.





