Protégeons la Terre


   Juil 01

L’avenir des énergies fossiles


Quel avenir pour les énergies fossiles ?


En 2030, les énergies fossiles devraient encore représenter près de 80 % des énergies utilisées. Les enjeux actuels seront encore plus importants à cette date. Nous sommes face à un vrai paradoxe. Les ressources énergétiques fossiles sont limitées et ne pourront répondre aux besoins croissants de la population mondiale. Mais elles sont en quantité suffisante pour que leur combustion déclenche un bouleversement climatique dangereux pour la planète. Que faire ?

L’avenir appartient à la sobriété énergétique et à une montée en puissance des énergies non émettrices de gaz à effet de serre.

 

Des enjeux différents suivant les pays

Mais l’enjeu climatique est perçu différemment par les pays développés et par les pays en voie de développement. La politique énergétique ne peut être identique sur toute la planète, sans tenir compte des évolutions économiques.

L’Inde et la Chine, par exemple, vivent actuellement un développement économique sans précédent. Selon les experts, ces deux nations représenteront en 2030 plus des deux tiers de la demande énergétique mondiale. Pourquoi accepteraient-elles des contraintes financières liées aux émissions de Co2 réalisées depuis plus de trois siècles par les pays occidentaux ? Pourquoi s’imposeraient-elles un frein à leur développement économique, mais aussi social ?

Energies fossiles : encore moteur du développement


Ce serait une erreur de pointer ces pays du doigt et de les diaboliser. En Chine, on ne compte qu’une voiture pour deux familles : les émissions de Co2 par habitant sont donc plus faibles qu’en Europe. Et, à l’avenir, même s’ils utilisent des énergies fossiles en masse pour produire de l’électricité, les pays en développement bénéficieront d’avancées techniques pour limiter le Co2 (construction de maisons nouvelles qui intégreront dès leur conception la problématique énergétique, séquestration du carbone…). Partout dans le monde, le besoin de concilier développement et environnement se fait donc plus que jamais sentir. Mais de façon différente.

 

Bientôt le charbon sans Co2

Le charbon est de loin la source d’énergie qui émet le plus de Co2. Mais des technologies innovantes pourraient limiter cette émission. D’abord en améliorant le rendement énergétique des centrales à charbon pour produire le maximum de kWh avec une tonne de charbon: on parle d’efficacité  énergétique. Ensuite, en captant le Co2 provoqué inévitablement par la combustion du charbon. Le moyen? En séparant le Co2 dans les fumées, éventuellement en changeant le mode de combustion (combustion sous oxygène pur, par exemple, ou après gazéification du charbon). De grands projets américains et européens de centrales basées sur ce principe devraient voir le jour vers 2015, avec pour but de réduire les coûts. Il faudra, enfin, stocker le carbone en sous-sol, dans d’anciennes mines ou gisements pétroliers, par exemple, ou dans des nappes d’eau profondes. Mais ces techniques sont encore en développement.

Etats-Unis les initiatives de covoiture

Aux États-Unis, les grandes villes comme New York ou Washington interdisent les grands axes, à certaines heures de la journée, aux véhicules qui ne sont pas utilisés dans le cadre du covoiturage.