Ma planète
- Non assistance à planète en danger
- La pollution des océans
- Surexploitation des ressources
- Les experts tirent la sonnette d'alarme
- C’est aujourd’hui et maintenant, tous ensemble nous pouvons y arriver…
Non assistance à planète en danger
Le constat est partout le même : en un demi-siècle, le
développement des activités humaines a provoqué une crise écologique
sans précédent dans l’histoire de la planète.
La
manifestation la plus visible de la crise est celle du réchauffement
climatique lié aux concentrations trop élevées de gaz à effet de serre
dans l’atmosphère, qui réduit la couche d’ozone protégeant notre planète
des rayons ultraviolets du Soleil. Le troisième rapport du groupe
d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) montre
que la température moyenne sur Terre pourrait augmenter de
![]() |
Des messages alarmants se
font entendre depuis quelques années
sur l’état de la planète et son avenir. On nous signale
pratiquement chaque semaine une nouvelle catastrophe écologique
ou une nouvelle agression à la nature restée jusque là
insoupçonnée. Une simple comparaison de l’état de la planète en
1970, 1980, 1990 et aujourd’hui illustre la vitesse croissante
avec laquelle la situation se dégrade. On peut sérieusement se
demander: si les choses continuent à ce rythme, combien de
temps encore la planète restera telle habitable?
A la question « est-il trop tard ? », il faut répondre d’un
« non » volontaire. Les
plaies que nous avons ouvertes peuvent encore guérir.
Pour cela, il faut tout mettre en œuvre pour freiner le
rouleau compresseur de la détérioration planétaire.
Il faut maintenant
beaucoup plus que de la bonne volonté. C’est une véritable
croisade « d’assistance à planète en danger » qui doit
rapidement se mettre en place.
Pour cette tâche urgente, toutes les forces vives doivent s’y atteler. Les gouvernements, les institutions, les scientifiques, les journalistes, les jeunes, les femmes, les responsables des villes, les entreprises, les syndicats et les ONGs. Le mouvement associatif vert était encore dans les limbes en 1972 lors de la Conférence de Stockholm. A Rio en 1992, il s’est affirmé, et à Johannesburg en 2002, une cohésion du mouvement à l’échelle planétaire, en tant que force de proposition, s’est manifestée et les ONGs du nord comme du sud ont parlé d’une seule voix. C’est là un des aspects positifs du sommet. Il y a désormais aujourd’hui une prise de conscience de notre identité de « terriens ». cette prise de conscience concerne aussi bien les gouvernements que les sociétés civiles, et rien ne vaut une cause commune pour rapprocher les gens. Ensuite il y a aussi la possibilité d’un rééquilibrage nord-sud. Depuis quelques décennies l’écart de richesse entre les deux hémisphères va en s’accentuant. Les nations pauvres se saignent à payer les intérêts de leur dette nationale. La crise écologique contemporaine nous rappelle que cela ne pourra pas continuer indéfiniment. Les pays riches ne pourront plus ignorer la pauvreté du tiers monde. Mais les Etats-Unis continuent de faire cavalier seul tant sur les accords de Kyoto que sur l’aide au développement. |
Les dernières catastrophes naturelles qui viennent de les frapper les
feront-elles changer d’avis ? Espérons-le !
En attendant, pour survivre, le pauvre paysan africain continuera de
couper les arbres de la forêt voisine. L’élévation du niveau de la mer,
le réchauffement du climat, l’état de l’environnement aux Pays-Bas ou
dans les Iles Maldives sont les derniers de ses soucis. Notre santé et
notre avenir ne l’intéressent pas. Il a faim. Il est en situation de
survie.
En d’autres termes, ce paysan africain, si on continue de l’ignorer, il
pourrait bien nous empêcher de respirer. Voici une des leçons que les
grands chefs d’Etats et de gouvernement des pays riches - qui alignent
sommet sur sommet - devraient bien méditer. Pour l’instant, il semble
qu’il y ait encore loin de la coupe aux lèvres.
C’est aujourd’hui et
maintenant, tous ensemble nous pouvons y arriver…
La pollution des océans
Contrairement aux idées reçues, les eaux usées rejetées par
l’agriculture intensive et l’industrie dans les fleuves, les lacs et les
rivières polluent deux fois plus les océans que le transport maritime.
Pourtant, les dégazages en mer déversent chaque année de 1 200 000 à 1
500 000 tonnes de produits chimiques. Il ne s’agit pas seulement
d’hydrocarbures, mais aussi d’une large gamme de détergents, d’huiles
diverses qui polluent dans une quasi-impunité au-delà des zones
économiques exclusives (200 milles nautiques) puisque l’on peut procéder
à des rejets dans les mers ouvertes à condition de ne pas dépasser
certaines normes. Par ailleurs, les rivières, les fleuves et les
estuaires charrient vers le milieu marin quantité de substances
particulièrement nocives, comme le mercure et le plomb. L’utilisation
massive des engrais agricoles, des pesticides et des nitrates dans
l’agriculture intensive augmente les rejets d’eaux riches en phosphates
et en ammonium, provoquant une prolifération d’algues (les marées
vertes) qui asphyxient le milieu marin.
Surexploitation des ressources
Ces
phénomènes menacent directement l’avenir du biotope marin car ils
engendrent une eutrophisation* des estuaires, véritables pouponnières
pour 80 % des espèces. Autre danger : la surpêche. Les stocks de
poissons sont exploités au-delà de leurs limites biologiques. Dans
certaines eaux européennes, 40 à 60 % des réserves des principales
espèces commerciales sont utilisées dans des conditions mettant en péril
leur renouvellement. Enfin, l’augmentation de la pression démographique,
avec 8 milliards d’êtres humains prévus en 2020, ne peut qu’exacerber
les problèmes posés par les rejets polluants, qu’il s’agisse de ceux
émanant de l’agriculture, des industries, des transports ou de ceux
provenant des particuliers. Des solutions existent pourtant dans tous
ces domaines. C’est avant tout une question de volonté politique. Or
celle-ci dépend dans une large mesure de la prise de conscience des
citoyens. On comprend d’autant mieux l’enjeu capital que représente le
défi de changer les mentalités, pour que chacun s’engage à repenser son
rapport à l’environnement.
![]() |
Une gigantesque
opération de pêche est organisée pour capturer le thon
(hélicoptère, bombes sous-marines, vibrations artificielles,
etc.). Lorsque le filet est remonté, ce sont plusieurs tonnes de
poissons qui sont déchargées.
Myriam Goldminc
journaliste
|
Les experts tirent la sonnette d'alarme
« La
dégradation de nos écosystèmes est si avancée qu’elle remet en cause
l’avenir de l’humanité. » Cette déclaration est issue du rapport qu’un
millier de scientifiques originaires de 95 pays ont établi sous l’égide
de l’Organisation des Nations unies. Première constatation : pour
répondre aux besoins des populations en nourriture, en eau, en bois, en
fibres et en combustibles, l’homme a modifié, en à peine plus de
cinquante ans, l’équilibre des grands écosystèmes par une
surexploitation des ressources. Or les éléments que recèlent les forêts,
les savanes, les océans et leur fonction régulatrice sont indispensables
à notre survie :ils purifient l’air, fournissent l’eau douce, les stocks
de pêche, les médicaments, stabilisent le climat et limitent l’érosion
des sols et l’impact des catastrophes naturelles.
Second constat : le temps presse. Nous avons à peine une quarantaine
d’années devant nous pour renverser la tendance. Les experts estiment
que 60 % des écosystèmes sont fortement menacés, et la tendance devrait
s’accentuer avec l’impact du réchauffement planétaire. « Si nous
ne changeons pas notre façon de faire dans le sens d’un développement
durable en intégrant le prix à payer pour les services rendus par la
nature, nous léguerons à nos descendants un monde invivable », affirment
les scientifiques, qui ont établi une liste de priorités, comme
sauvegarder les réserves d’eau douce, les stocks étant déjà inférieurs à
nos besoins. Le rapport souligne la nécessité de supprimer les
subventions agricoles qui favorisent les inégalités entre pays riches et
pays pauvres. Comme le déclare le secrétaire général des Nations unies,
Kofi Annan : « C’est seulement en comptant à leur juste valeur
l’ensemble de nos précieuses ressources naturelles et humaines que nous
pouvons espérer bâtir un futur durable. »
Myriam Goldminc
C’est aujourd’hui et maintenant, tous ensemble nous pouvons y arriver…
La planète est notre maison. Elle nous
héberge, nous nourri, nous protège : c’est elle qui nous fait
vivre. Depuis plusieurs années nous la fragilisons par nos modes de vie.
En la fragilisant, nous la « tuons » et
nous mettons en
danger notre vie, celle des animaux et de tout être vivant.
Si nous n’agissons pas rapidement nous
allons droit vers la destruction de notre planète et de ses habitants.
Aujourd’hui
nous devons tous agir par
nos gestes quotidiens (recyclage, covoiturage ou transport en
commun, consommation des énergies, …)
Chaque geste compte, nous
sommes tous responsables et
acteurs pour protéger notre seul
bien précieux : La Terre.
Aimons-là et protégeons-là comme on protège nos enfants.
Le guide du chauffage - Les émetteurs de chauffage - Tout Sur La Moto - Tout Sur Le Nautisme



