Protégeons la Terre


   Juil 01

Ma planète


Non assistance à planète en danger

Le constat est partout le même : en un demi-siècle, le développement des activités humaines a provoqué une crise écologique sans précédent dans l’histoire de la planète.

La manifestation la plus visible de la crise est celle du réchauffement climatique lié aux concentrations trop élevées de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, qui réduit la couche d’ozone protégeant notre planète des rayons ultraviolets du Soleil. Le troisième rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) montre que la température moyenne sur Terre pourrait augmenter de1,4 °Cà5,8 °Cd’ici à la fin du XXIe siècle, avec des conséquences qui se révéleraient dramatiques pour des millions de personnes. Les experts dressent une longue liste des effets de ce réchauffement planétaire. À commencer par l’instabilité climatique, responsable de la plus grande fréquence des catastrophes naturelles majeures (tornades, tempêtes et cyclones) et de la modification des courants marins, régulateurs de température, et ayant une incidence importante sur le climat de plusieurs régions du monde. Suivent les inondations. La chaleur accentue le cycle de l’eau, entraînant une évaporation accrue et donc des précipitations plus importantes. Les fleuves grossissent et débordent, les océans se déchaînent, menaçant les personnes qui habitent à proximité des côtes marines ou des cours d’eau, c’est-à-dire 80 % de la population mondiale. Sans oublier la sécheresse et la désertification. L’augmentation de la température fera disparaître l’eau des zones les plus arides, les déserts vont s’étendre et certaines mers s’évaporer, comme la mer Morte ou la mer d’Aral. La fonte des glaciers et la dilatation thermique des eaux profondes sous l’effet de la chaleur provoqueront une montée du niveau des mers. Et la liste n’est pas exhaustive. Un tableau vraiment alarmant.

Ma planète

Ma planète

Des messages alarmants se font entendre depuis quelques années sur l’état de la planète et son avenir. On nous signale pratiquement chaque semaine une nouvelle catastrophe écologique ou une nouvelle agression à la nature restée jusque là insoupçonnée. Une simple comparaison de l’état de la planète en 1970, 1980, 1990 et aujourd’hui illustre la vitesse croissante avec laquelle la situation se dégrade. On peut sérieusement se demander: si les choses continuent à ce rythme, combien de temps encore la planète restera telle habitable?

Notre planète est bien malade. Des commissions de spécialistes, à l’échelle mondiale, se sont réunies à plusieurs reprises. Une instrumentation sophistiquée a été mise au service de leurs enquêtes. Dans l’ensemble, les rapports concordent. Tous les clignotants sont au rouge.

Il serait difficile de sous-estimer la gravité de la situation. Les données de plus en plus précises sur la diminution de la couche d’ozone, sur l’accroissement du gaz carbonique dans l’atmosphère et sur la quantité de produits toxiques déversés dans la biosphère sont très préoccupantes. Même si on ne connaît pas avec certitude l’effet de ces modifications, on sait pourtant déjà qu’elles pourraient être graves. C’est suffisant pour justifier notre inquiétude. Un exemple : Les cinq années les plus chaudes du siècle dernier se situent toutes entre 1980 et 1990 ! Bien sûr, il peut s’agir tout simplement d’une « fluctuation statistique ». Mais alors quelle fluctuation !

A la question « est-il trop tard ? », il faut répondre d’un « non » volontaire. Les plaies que nous avons ouvertes peuvent encore guérir. Pour cela, il faut tout mettre en œuvre pour freiner le rouleau compresseur de la détérioration planétaire. Il faut maintenant beaucoup plus que de la bonne volonté. C’est une véritable croisade « d’assistance à planète en danger » qui doit rapidement se mettre en place.

Pour cette tâche urgente, toutes les forces vives doivent s’y atteler. Les gouvernements, les institutions, les scientifiques, les journalistes, les jeunes, les femmes, les responsables des villes, les entreprises, les syndicats et les ONGs. Le mouvement associatif vert était encore dans les limbes en 1972 lors de la Conférence de Stockholm. A Rio en 1992, il s’est affirmé, et à Johannesburg en 2002, une cohésion du mouvement à l’échelle planétaire, en tant que force de proposition, s’est manifestée et les ONGs du nord comme du sud ont parlé d’une seule voix. C’est là un des aspects positifs du sommet. Il y a désormais aujourd’hui une prise de conscience de notre identité de « terriens ». cette prise de conscience concerne aussi bien les gouvernements que les sociétés civiles, et rien ne vaut une cause commune pour rapprocher les gens. Ensuite il y a aussi la possibilité d’un rééquilibrage nord-sud. Depuis quelques décennies l’écart de richesse entre les deux hémisphères va en s’accentuant. Les nations pauvres se saignent à payer les intérêts de leur dette nationale.

La crise écologique contemporaine nous rappelle que cela ne pourra pas continuer indéfiniment. Les pays riches ne pourront plus ignorer la pauvreté du tiers monde. Mais les Etats-Unis continuent de faire cavalier seul tant sur les accords de Kyoto que sur l’aide au développement.

Les dernières catastrophes naturelles qui viennent de les frapper les feront-elles changer d’avis ? Espérons-le !

En attendant, pour survivre, le pauvre paysan africain continuera de couper les arbres de la forêt voisine. L’élévation du niveau de la mer, le réchauffement du climat, l’état de l’environnement aux Pays-Bas ou dans les Iles Maldives sont les derniers de ses soucis. Notre santé et notre avenir ne l’intéressent pas. Il a faim. Il est en situation de survie.

En d’autres termes, ce paysan africain, si on continue de l’ignorer, il pourrait bien nous empêcher de respirer. Voici une des leçons que les grands chefs d’Etats et de gouvernement des pays riches – qui alignent sommet sur sommet – devraient bien méditer. Pour l’instant, il semble qu’il y ait encore loin de la coupe aux lèvres.

La Terre entre nos mains

La Terre entre nos mains

C’est aujourd’hui et maintenant, tous ensemble nous pouvons y arriver…

La pollution des océans


Contrairement aux idées reçues, les eaux usées rejetées par l’agriculture intensive et l’industrie dans les fleuves, les lacs et les rivières polluent deux fois plus les océans que le transport maritime. Pourtant, les dégazages en mer déversent chaque année de 1 200 000 à 1 500 000 tonnes de produits chimiques. Il ne s’agit pas seulement d’hydrocarbures, mais aussi d’une large gamme de détergents, d’huiles diverses qui polluent dans une quasi-impunité au-delà des zones économiques exclusives (200 milles nautiques) puisque l’on peut procéder à des rejets dans les mers ouvertes à condition de ne pas dépasser certaines normes. Par ailleurs, les rivières, les fleuves et les estuaires charrient vers le milieu marin quantité de substances particulièrement nocives, comme le mercure et le plomb. L’utilisation massive des engrais agricoles, des pesticides et des nitrates dans l’agriculture intensive augmente les rejets d’eaux riches en phosphates et en ammonium, provoquant une prolifération d’algues (les marées vertes) qui asphyxient le milieu marin.

Surexploitation des ressources


Ces phénomènes menacent directement l’avenir du biotope marin car ils engendrent une eutrophisation* des estuaires, véritables pouponnières pour 80 % des espèces. Autre danger : la surpêche. Les stocks de poissons sont exploités au-delà de leurs limites biologiques. Dans certaines eaux européennes, 40 à 60 % des réserves des principales espèces commerciales sont utilisées dans des conditions mettant en péril leur renouvellement. Enfin, l’augmentation de la pression démographique, avec 8 milliards d’êtres humains prévus en 2020, ne peut qu’exacerber les problèmes posés par les rejets polluants, qu’il s’agisse de ceux émanant de l’agriculture, des industries, des transports ou de ceux provenant des particuliers. Des solutions existent pourtant dans tous ces domaines. C’est avant tout une question de volonté politique. Or celle-ci dépend dans une large mesure de la prise de conscience des citoyens. On comprend d’autant mieux l’enjeu capital que représente le défi de changer les mentalités, pour que chacun s’engage à repenser son rapport à l’environnement.

Qui se traduit par un appauvrissement en oxygène des eaux profondes.

La pêche au thon

La pêche au thon

Une gigantesque opération de pêche est organisée pour capturer le thon (hélicoptère, bombes sous-marines, vibrations artificielles, etc.). Lorsque le filet est remonté, ce sont plusieurs tonnes de poissons qui sont déchargées.

Myriam Goldminc journaliste

Les experts tirent la sonnette d’alarme

« La dégradation de nos écosystèmes est si avancée qu’elle remet en cause l’avenir de l’humanité. » Cette déclaration est issue du rapport qu’un millier de scientifiques originaires de 95 pays ont établi sous l’égide de l’Organisation des Nations unies. Première constatation : pour répondre aux besoins des populations en nourriture, en eau, en bois, en fibres et en combustibles, l’homme a modifié, en à peine plus de cinquante ans, l’équilibre des grands écosystèmes par une surexploitation des ressources. Or les éléments que recèlent les forêts, les savanes, les océans et leur fonction régulatrice sont indispensables à notre survie :ils purifient l’air, fournissent l’eau douce, les stocks de pêche, les médicaments, stabilisent le climat et limitent l’érosion des sols et l’impact des catastrophes naturelles.

Second constat : le temps presse. Nous avons à peine une quarantaine d’années devant nous pour renverser la tendance. Les experts estiment que 60 % des écosystèmes sont fortement menacés, et la tendance devrait s’accentuer avec l’impact du réchauffement planétaire. «  Si nous ne changeons pas notre façon de faire dans le sens d’un développement durable en intégrant le prix à payer pour les services rendus par la nature, nous léguerons à nos descendants un monde invivable », affirment les scientifiques, qui ont établi une liste de priorités, comme sauvegarder les réserves d’eau douce, les stocks étant déjà inférieurs à nos besoins. Le rapport souligne la nécessité de supprimer les subventions agricoles qui favorisent les inégalités entre pays riches et pays pauvres. Comme le déclare le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan : « C’est seulement en comptant à leur juste valeur l’ensemble de nos précieuses ressources naturelles et humaines que nous pouvons espérer bâtir un futur durable. »

Myriam Goldminc

C’est aujourd’hui et maintenant, tous ensemble nous pouvons y arriver…

La planète est notre maison. Elle nous  héberge, nous nourri, nous protège : c’est elle qui nous fait vivre. Depuis plusieurs années nous la fragilisons par nos modes de vie. En la fragilisant, nous la « tuons » et nous  mettons en danger notre vie, celle des animaux et de tout être vivant.

Si nous n’agissons pas rapidement nous allons droit vers la destruction de notre planète et de ses habitants.

Aujourd’hui nous devons tous agir par nos gestes quotidiens (recyclage, covoiturage ou transport en commun, consommation des énergies, …) Chaque geste compte, nous sommes tous responsables et acteurs pour protéger notre seul bien précieux : La Terre.

Aimons-là et protégeons-là comme on protège nos enfants.