Protégeons la Terre


   Juil 01

Réchauffement climatique


L’enjeu central du XXIe siècle

Les experts réunis au sein du GIEC estiment que le réchauffement devrait encore s’accélérer : la température moyenne pourrait s’accroître encore de 1,8 °C à 4 °C d’ici à la fin du XXIe siècle si rien n’est fait. Des chiffres peu élevés? C’est tout le contraire ! Cette différence de température représente par exemple l’élévation nécessaire pour passer d’un climat glaciaire à un climat tempéré comme celui d’aujourd’hui. Et ce réchauffement ne sera pas uniforme sur l’ensemble de la planète. Le constat est déjà inquiétant.

La banquise de l’Arctique a perdu de 30 à 40% de son épaisseur moyenne ces trente dernières années. Partout dans le monde, les glaciers de montagne se réduisent. La calotte glaciaire du Kilimandjaro est également sur la sellette. Le décalage saisonnier engendré par le réchauffement bouleverse le comportement de la faune et de la flore. Et si ce réchauffement n’est pas limité, les experts prévoient une multiplication de phénomènes météorologiques préoccupants : inondations, vagues de chaleur, tempêtes, fonte des calottes glaciaires et des glaciers de montagne…

Sans oublier une élévation générale du niveau de la mer en raison de la dilatation des océans.

 

GIEC: les expert au chevet de la planète


Pourquoi la Terre se réchauffe et-elle? Quelles sont les conséquences prévisibles? Qui en est responsable? Quelles solutions mettre en place pour limiter les dégâts? C’est pour tenter de répondre à toutes ces questions qu’a été mis en place le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Créé en 1988 par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), il regroupe les meilleurs experts mondiaux du climat. Début 2007, le groupe de travail n° 1 du GIEC, consacré à la science du climat, a effectué une large synthèse de travaux publiés dans le monde entier et a fait connaître ses résultats qui ont maintenant valeur de référence. Un large consensus sur les causes et conséquences du réchauffement climatique a ainsi vu le jour. Maintenant, place à l’action!

5500 milliards d’euros


C’est le coût de l’inaction : il représente le montant des dommages du réchauffement climatique si rien n’est fait d’ici à 2050. Ce chiffre a été établi par l’économiste Sir Nicholas Stern dans un rapport publié en octobre 2006. Évalué pour la première fois, ce coût exorbitant a fait l’effet d’une bombe. Ce qu’il faut retenir au-delà du simple chiffre : la nécessité d’agir dès maintenant. Et d’autant plus vite que la facture ne cesse de s’alourdir. Cela devrait donc inciter politiques et industriels à se mobiliser.

La Terre n’en finit pas de chauffer!

Courbes de la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère terrestre (en bleu) et de la température moyenne globale (en rouge) sur les 1 000 dernières années.

Réchauffement climatique : conséquences en France

Indiscutablement, le climat se réchauffe. Quel en est le véritable impact en France métropolitaine et outre-mer? Dans quelles proportions notre équilibre environnemental sera-t-il bouleversé pour le siècle en cours? C’est pour répondre à ces questions qu’a été créé en 2001 l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC).

  • Des phénomènes climatiques extrêmes plus fréquents

D’après l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique, les risques de sécheresse au sud en été ainsi que des pluies plus abondantes et des inondations au nord en hiver sont à prévoir. En ce qui concerne l’outre-mer, la fréquence et l’intensité des cyclones pourraient s’aggraver. La canicule de l’été 2003 en constituerait un signe avant-coureur. Dans le domaine de l’agriculture, les effets du réchauffement climatique sont d’ores et déjà visibles avec l’accélération de la croissance de certains végétaux, la précocité de la floraison pour la plupart des espèces, l’avancée du calendrier des cultures agricoles. Qui n’a pas constaté que les vendanges se font de plus en plus tôt dans l’année ? La disponibilité des ressources en eau pose également problème.

 

  • Les paysages remodelés

Dès aujourd’hui, notamment dans les territoires d’outre-mer, certaines zones côtières sont confrontées à des phénomènes de submersion, d’accélération de l’érosion, d’intrusion d’eau de mer dans les nappes d’eau douce. En montagne, la fonte des glaciers est déjà constatée. À l’avenir, les effets de dégel se poursuivront. Les forêts subissent elles aussi de plein fouet le réchauffement climatique.

Tempêtes et sécheresses mettent à mal leur rôle dans la régulation de la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.